Félix Barret peintre de Brest

13 mai 2019

 

Félix Barret,paysan de Lambézellec affutant couteau,cheminée chaudron bahut,photo retourww

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Félix Barret (1807-1888) est un peintre brestois de la période néo-classique.

BIOGRAPHIE

Félix Barret naît à Brest, côté de Recouvrance, le 31 août 1807 dans une famille d’officiers de Marine. Sa mère est brestoise. Son père, né à Rochefort, fait partie d’une famille originaire de La Rochelle, établie à Brest au début du XIXe siècle.

En 1826 il est admis à l’École des beaux-arts de Paris, où il s’inscrit à l’atelier de François Gérard [1]. Après quelques années passées à Paris, il revient vers 1832 à Brest où il exerce son art. Il se marie avec Hélène Jaffrézic en 1838 et s’installe rue du Château ; ses trois premiers enfants : Auguste, Marie et Georges naissent dans cette ville.

Vers 1846 Félix Barret s’établit à Quimper, rue des Boucheries ; il exerce comme professeur de dessin au collège de cette ville [2] (actuel collège La Tour d'Auvergne) où il succède aux peintres François Valentin et Olivier Perrin notamment. Durant cette période, naissent ses enfants Amélie et Édouard. Veuf en 1850, il épouse en secondes noces Amélie Jaffrézic l’année suivante. Vers 1866 il quitte Quimper. Il retourne définitivement à Brest, et s’installe dans le centre ville ; il continue à enseigner le dessin. Il meurt le 25 novembre 1888 à Brest.

[1] Ecoles spéciales de peinture et de sculpture de Paris : enregistrement de MM. les élèves. Registre versé aux Archives nationales. MIC/AJ/52/234.

[2] PÉRENNÈS, H. – Notre-Dame de Kergoat : notice. Saint-Brieuc : René Prud’homme, 1928, p. 58.

ŒUVRES ARTISTIQUES

Félix Barret dessine et peint des scènes de la vie rurale dans le Finistère au XIXe siècle, ainsi que des portraits et des tableaux d’église.

Scènes de la vie rurale

Afin d’orner son ouvrage Voyage dans le Finistère, par Cambry, revu et augmenté par Émile Souvestre [4], l’écrivain breton régionaliste Souvestre fait appel à plusieurs dessinateurs. Avec Augustin Nau, Félix Barret est le principal contributeur ; il illustre surtout la deuxième partie, Le Finistère en 1836, éditée en 1838, où il représente la vie quotidienne des villageois de cette époque. Ses dessins, qui prédominent dans le chapitre dédié aux mœurs et usages, sont lithographiés à Brest par les imprimeurs Come et Bonetbeau.

Liste des dessins de Félix Barret dans le Voyage dans le Finistère :

Partie 1 :

Les lavandières de nuit (superstition bretonne) (p. 20).

Partie 2 Le Finistère en 1836 :

Hospitalité bretonne (p. titre)

Petite paysanne des environs de Brest (p. 58)

Eglise de Plougastel (p. 60)

Prière au cimetière (p. 89)

Le feu de la St Jean dans le Finistère (p. 95)

Une famille de paysans. (D’après O. Perrin) (p. 103)

Intérieur et ameublement d’une ferme (p. 104)

Les enfants de la ferme (p. 107).

A partir de cette iconographie nous étudierons successivement l’habitat et l’habillement des villageois du Finistère. Implicitement nous évoquerons quelques coutumes : vie domestique et champêtre, traditions. A deux exceptions près, les personnes mises en scène sont des paysans de villages et de fermes de Lambézellec où Félix Barret se rend à pied lors de ses promenades.

L’habitat

Hospitalité bretonne. Ce dessin est placé à la suite de la page de titre. Le peintre brestois Félix Barret est invité chez une famille de paysans de Lambézellec ;

Félix Barret Hospitalité bretonne Lambézellec Brest mobilier breton costumes musée quimper

sa boîte de couleurs, sa palette et son bâton de marche posés par terre, il trinque avec son hôte. Les deux hommes tiennent un verre dans une main, une pipe dans l’autre. Cette scène nous permet d’observer l’intérieur d’une habitation paysanne au XIXe siècle, aménagée dans une chaumière ancienne [5]. L’unique pièce de la maison, au sol de terre battue peu plan, aux murs de pierres et de briques enduits, est organisée de part et d’autre de la cheminée. Celle-ci occupe la majeure partie du mur pignon. Il s’agit ici d’une cheminée à corbeaux dont la dalle de foyer est de dimension imposante. Un siège qui s’apparente à une table basse a été aménagé en empiétement sur cette dalle. En bordure de l’âtre, les piédroits ont la particularité d’être creusés en large cavet. Une crémaillère et un grand chaudron à anses, sur un trépied, sont placés en permanence dans le foyer. A l’avant du manteau est fixée une planche formant une étagère sur laquelle on distingue une lanterne et un bougeoir ; un éteignoir est posé à proximité.

D’un côté de la cheminée est placé un lit clos flanqué d’un banc coffre à accotoirs. De l’autre côté, près de la fenêtre, se trouve la cuisine [6]. Dans la partie cuisine, la maîtresse de maison est en train de couper du pain sur le bahut qui sert de table. Derrière la miche on aperçoit une bouteille. Outre le bahut, le mobilier de la cuisine comporte un petit vaisselier ainsi qu’un coffre qui permet notamment de s’asseoir pour prendre les repas. Sur le siège contre le mur sont rangés un moulin à sel ainsi qu’une boîte à sel avec une cuiller accrochée au mur. Une petite niche à linteau taillé en accolade, et un crucifix orné d’un brin de buis bénit sont visibles près de la fenêtre ; celle-ci est pourvue de quatre petits volets intérieurs. Deux ustensiles sont suspendus à la charpente : un égouttoir à lait caillé en ajonc, et une claie à pain [7]. Au premier plan, vis-à-vis de la cheminée est installé un berceau – nous le décrirons dans le cadre des Enfants de la ferme. Un détail de ce dessin a inspiré le décor d’une assiette en faïence que le musée départemental breton de Quimper conserve dans ses collections.

Félix Barret Les Enfants de la ferme Lambézellec Brest mobilier costume breton musée quimper

Les enfants de la ferme. Nous voyons ici une reprise de la chaumière de l’Hospitalité bretonne. Le meuble mis en avant est le berceau. Il s’agit d’un berceau à patins, de facture peu ancienne, à montants cannelés prolongés en fuseaux que la fillette utilise pour bercer le bébé. Ce berceau est muni d’anses latérales et également d’ajours pour passer des sangles, celles-ci permettant de parer aux risques liés à l’irrégularité du sol. Le bébé est couché sur un épais matelas de balle d’avoine garni d’un oreiller. Le garçon joue avec une baguette de gardeur de vaches.

Du côté opposé au coffre et au lit clos, on remarque deux meubles : une chauffeuse avec accotoirs, au lieu d’un siège empiétant sur la dalle de foyer, et un buffet vaisselier dont un pied est soutenu par une cale. Cette estampe a été choisie pour clore la série des illustrations du Voyage dans le Finistère. Félix Barret Intérieur et ameublement d'une ferme Lambézellec mobilier breton musée quimper

Intérieur et ameublement d’une ferme. Les fermiers ont modernisé l’élément central de la chaumière, à savoir la cheminée. Elle est garnie d’un habillage neuf en bois stylisé : manteau taillé en courbe vers la droite, jambages sculptés en forme de pilastres de style néo-classique. Les éléments de cet habillage sont bien visibles sur quelques tableaux peints par Félix Barret. Le manteau, bruni par la fumée, est couvert d’une bande de cheminée en toile. Des assiettes sont alignées sur un vaisselier formé de deux barreaux à l’avant du manteau. L’âtre est dépourvu de chaudron et de crémaillère, ceux-ci étant remplacés par une marmite sur un trépied. Dans la partie cuisine se tiennent un buffet vaisselier ainsi qu’une huche, qui n’est pas encore noircie par la suie des chandelles et de la cheminée [8]. Le lit clos comporte des panneaux de bois ciselés et ajourés ; un pot à anse est placé sur sa corniche. Deux meubles bas longent ce lit : un coffre soutenu par une cale, et un siège empiétant sur la dalle du foyer.

Hospitalité bretonne, Intérieur et ameublement d’une ferme et Les enfants de la ferme. Ces trois descriptions d’intérieurs nous apportent une connaissance détaillée de la vie domestique des paysans de la contrée de Lambézellec.

Les vêtements

Les dessins suivants portent sur des scènes d’extérieur.

Félix Barret Petite Paysanne des environs de Brest Lambézellec costume breton

Petite paysanne des environs de Brest. En regard de la page qui décrit le bourg de Lambézellec, est représentée une fillette assise dans un pré au bord de l’eau. En compagnie de son chien, elle garde des vaches – tâche couramment confiée aux enfants. Sa baguette de gardeuse gît au premier plan. La petite fille a emporté une cuiller et une écuelle en bois. Ce portrait nous permet d’aborder l’étude des costumes revêtus par les habitantes des villages et hameaux de Lambézellec. La petite paysanne porte une coiffe à pans se terminant en pointes. La passe est plissée en deux parties, avec un petit repli transversal rabattu vers la droite. Le fond, cousu à l’arrière, est allongé ; il est attaché au chignon par un ruban enroulé et noué en-dessous [9]. Cette jeune villageoise est habillée d’une longue jupe et d’un corsage à encolure en pointe et à manches longues passé sur une chemise [10]. Ses épaules sont revêtues entièrement par un large fichu gansé. Celui-ci est couvert sur le devant par un long tablier dont la bavette à revers est maintenue par deux épingles. Le tablier est froncé à la taille, avec une poche appliquée sur le côté. Cette enfant est pieds nus.

Nous avons ici une petite variante de l’habillement de la fillette des Enfants de la ferme dont le tablier diffère par une bavette plus large ornée d’un grand revers. Quant aux dames, elles se présentent sans tablier sur deux estampes : Intérieur et ameublement d’une ferme et Hospitalité bretonne. Sur cette dernière image nous observons d’autre part que la maîtresse de maison a une tenue vestimentaire moins typique : un caraco à la place du grand fichu, une coiffe à ailes retroussées sur le sommet de la tête. Ces nuances sont liées aux origines géographiques de la personne ou de ses parents, en l’occurrence ces variantes sont dues à l’influence des modes traditionnelles des villages voisins essaimés entre Gouesnou et Saint-Renan [11]. Le corsage peut aussi être confectionné sans manches. La dame de l’Intérieur et ameublement d’une ferme a rangé ses chaussures à boucle sous un coffre. Ajoutons que la fillette des Enfants de la ferme porte une petite croix en pendentif, comme la dame de l’Hospitalité bretonne.

Félix Barret Feu de la Saint-Jean Finistère Brest Lambézellec costumes bretons

Le feu de la St Jean dans le Finistère. Devant une croix sculptée en haut d’un mégalithe, les villageois se réunissent autour d’un feu de joie le 23 juin, veille de la Saint-Jean. Félix Barret nous montre ici une synthèse des vêtements ruraux du pays de Lambézellec. Une jeune fille porte le costume traditionnel que nous avons décrit précédemment, elle a retroussé son tablier pour s’agenouiller. Plusieurs hommes de différentes générations participent à la veillée. A l’occasion de cette fête ils ont ôté leur couvre-chef. Ils apparaissent avec les mêmes vêtements que le maître de maison de l’Hospitalité bretonne : une chemise à col officier et à manches longues froncées, un gilet long à encolure ronde avec double boutonnage et resserré par une ceinture de cuir. Ils portent aussi une ample culotte bouffante à taille basse, fermée par un boutonnage et lacée sous le genou. La culotte bouffante est pourvue de poches, elle se porte sans ceinture. Les longues guêtres, qui descendent jusqu’au cou-de-pied, sont maintenues par quatre boutons sur le côté. Ils sont chaussés de sabots. Seul l’homme le plus âgé porte une veste, il a déposé sur le sol son chapeau de paille –  de forme convexe à bords larges –, il s’appuie sur un bâton de marche à bout arrondi.

Sur ces estampes, le plus jeune est vêtu différemment : un gilet court à encolure ronde, avec double boutonnage ; une chemise à poignets à revers, col pointu ; un pantalon à taille basse, s’arrêtant au-dessus de la cheville, avec poches et braguette boutonnée. Dans Les enfants de la ferme et Hospitalité bretonne le garçon le plus jeune est présenté de la même façon ; il paraît en outre pieds nus, coiffé d’un chapeau de paille [12]. Un sabot des Enfants de la ferme apparaît sous le buffet. Quant au bébé, il porte un petit bonnet à trois pièces.

De son côté, l’homme qui est dépeint dans l’Intérieur et ameublement d’une ferme a relegué le chapeau traditionnel pour un long bonnet à pans couvrant les oreilles. Au lieu de sabots, il porte des souliers. Il est habillé à la manière des jeunes gens décrits dans le paragraphe ci-dessus.

 

Félix Barret Finistère Prière au cimetière costumes bretons coiffes Lambézellec

Prière au cimetière.

A l’occasion de la Toussaint un couple de villageois lambézelléens se rend à Châteaulin ; il se trouvent aux abords de la chapelle Notre-Dame. Nous voyons ici une autre variante du costume de Lambézellec : une tenue de cérémonie. L’homme a endossé une veste à basques, il tient à la main un chapeau de feutre de forme convexe à bords larges ; la jeune femme a recouvert sa coiffe d’un voile retenu par deux brides croisées. Elle égrène un chapelet, comme la villageoise du Feu de la St Jean dans le Finistère. Sur cette estampe, la vue est retournée de gauche à droite.

 

Félix Barret Finistère Lambézellec Brest Les Lavandières de nuit costume breton

 

 

Les lavandières de nuit (superstition bretonne). Par une nuit de pleine lune, des revenantes affublées de draps de leur lavoir et armées d’un battoir à linge enlèvent un innocent. La statue de saint Pierre tenant la clef du Paradis veille auprès de lui. Les habits de la victime sont similaires à ceux du jeune homme de Lambézellec décrit sur le dessin précédent, son chapeau est tombé à terre. Félix Barret peint d’autres costumes des alentours de Lambézellec, nous les verrons ultérieurement dans Le Pardon de Kerinou

Les scènes suivantes nous montrent des habitants de deux autres contrées du Finistère.

Félix Barret Finistère Une Famille de paysans Olivier Perrin costumes quenouille musée quimperUne famille de paysans. (D’après O. Perrin).

Il s’agit d’une famille de Quimper réunie devant un manoir, au début du XIXe siècle. La grand-mère montre un fuseau ainsi qu’une quenouille garnie de laine cardée qu’elle filera pour confectionner des lainages destinés à son petit-fils. La jeune femme montre le bonnet à brides de son bébé, elle est pieds nus. Son mari s’est assis à l’ombre, par terre, afin de rebattre une lame de faux avec son marteau [13]. Il s'est muni d’une petite boîte qu’il remplira d’eau pour tremper ensuite sa pierre à aiguiser. Il arbore un costume de propriétaire et des galoches ferrées, il a déposé son havresac et son bâton de marche près de lui.

Félix Barret ancienne Eglise de Plougastel-Daoulas costumes bénitier à godrons

 Eglise de Plougastel. Une villageoise de Plougastel-Daoulas accompagnée de ses deux enfants se rendent à l’ancienne église où elles entrent par le portail sud [14]. Elles sont reconnaissables à leur coiffe à barbes et à leur corsage enchancré. Le jeune mendiant qui se tient près d’elles porte notamment un bonnet long, un mouchoir de cou, une veste et des souliers. Le trumeau du portail est orné d’une statue de la Vierge à l’Enfant. Cette œuvre surmonte un bénitier à godrons et à cannelures, comportant une figure sculptée.

 

 

 

 

 

 Félix Barret réalise de nombreux dessins et tableaux dans la campagne de Lambézellec, lieu de promenade habituel des Brestois. Grâce à ses qualités d’observation il recueille un ensemble d’informations ethnographiques précises sur la vie quotidienne dans les années 1830. A la différence de Félix Barret, les artistes et voyageurs décrivent plusieurs contrées du Finistère hormis le pays verdoyant du bas Léon, trop proche de la ville portuaire et de sa rade célèbre. Nous pouvons toutefois citer une œuvre de l’un de ses contemporains, Michel Le Tendre, qui a dessiné une Laitière des environs de Brest à Lambézellec en 1831. Dans le domaine de la peinture de genre, Félix Barret est influencé par Olivier Perrin (1761-1832). Le dessinateur et graveur Henri Dubouchet (1833-1909) lui succède en publiant Zig-zags en Bretagne.

[4] CAMBRY. – Voyage dans le Finistère, par Cambry, revu et augmenté par Émile Souvestre ; orné de lithographies, partie 1. Brest : Come et Bonetbeau, 1835, 251 p. : ill.

SOUVESTRE, Émile. – Le Finistère en 1836, orné de lithographies. CAMBRY. Voyage dans le Finistère, revu et augmenté par Émile Souvestre ; orné de lithographies, partie 2. Brest : Come et Bonetbeau, 1838, 252 p. : ill.

SOUVESTRE, Émile. – Le Finistère en 1836. Paris : Le Livre d’histoire-Lorisse, 2004,252 p. : ill. (Monographies des villes et villages de France ; 2084).

[5] « Les fermes bretonnes sont presque toutes construites en pierraille et en bois; les toits sont couverts de paille, et la nature les rend fleuries comme des jardins suspendus. Les pignons sont souvent adossés à des buttes de terre, pour y chercher un abri contre les vents violents, et la chaumière elle-même est souvent placée dans les lieux les plus bas ou dissimulée derrière les feuilles des bois.

Pour entrer dans les maisons, il arrive plus souvent de descendre une marche que de la monter. L'intérieur, mal aéré, se compose d'une seule pièce au rez de chaussée, avec la terre battue pour plancher: c'est à la fois la salle à manger, la cuisine et la chambre à coucher de toute la famille.

Le plafond est formé de grosses poutres transversales à peine équarries et de fascines de noisetiers encore recouvertes de leurs feuilles; les murs, blanchis au lait de chaux, sont percés, sur un des côtés seulement de la maison, d’une croisée partagée en quatre petits carreaux sur un châssis dormant », DUBOUCHET, H. et G. – Zig-zags en Bretagne, 2e partie. Paris : P. Lethielleux, 1894, p. 212 : ill. http://www.artyuiop.fr/artyuiop/artyuiop_pinacotheque.html

[6] BOSC, Ernest. – Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s’y rattachent. Paris : Firmin-Didot, 1877. 4 t. : ill.

PÉROUSE DE MONTCLOS, Jean-Marie. – Architecture : description et vocabulaire méthodiques. Paris : Patrimoine, Centre des monuments nationaux, 2011, p. 374-380 : ill. (Principes d’analyse scientifique).

[7] « Au plafond, deux perches suspendues à des cordes, pour recevoir les pains ou les galettes de blé noir et un quartier de porc salé. Il n'est pas rare de voir la volaille se jucher sur une claie suspendue près de l'âtre », DUBOUCHET, H. et G. –  Zig-zags en Bretagne, 2e partie. Paris : P. Lethielleux, 1894, p. 213 : ill.  http://www.artyuiop.fr/artyuiop/artyuiop_pinacotheque.html

[8] FRÉLAUT, Bertrand. – Il y a un siècle… la Bretagne : la vie quotidienne des Bretons.  [s. l.] : Ouest-France, 2003, p. 70-81 : ill. http://celtitudemania.pagesperso-orange.fr/wa_files/La_20Maison_20Le_20Mobilier.pdf

[9] CRESTON, René-Yves. – Le Costume breton. Paris : Tchou, 1978, p. 191-194 : ill. (La Bibliothèque bretonne).

[10] « Les robes sont rares en Bretagne. On en signale parfois aux alentours de Pontivy », GONIDEC, Jean-Pierre. – Coiffes et costumes des Bretons : comprendre les évolutions. Spézet : Coop Breizh, 2005, p. 94 (Les Indispensables).

SCLIPPA, Marie-Pierre. – La Mode des campagnes de l’évêché du Léon au XVIIIe siècle. In : LETHUILLIER, Jean-Pierre. – Les Costumes régionaux : entre mémoire et histoire. Rennes : Presses universitaires de Rennes, 2009, p. 187-201 : ill. (Histoire)

Service historique de la Défense, département Marine de Brest. – Fonds du médecin général Charles Laurent (1620-1987) : dossier Costumes et coiffes bretons. 17 S 335.

[11] CRESTON, René-Yves. – Le Costume breton. Paris : Tchou, 1978, p. 191-194 : ill. (La Bibliothèque bretonne). 

[12] LAURENT, Charles. – L’Evolution du costume en Cornouaille léonaise. In : Bulletin de la Société archéologique du Finistère, t. XCVIII, 1972/1, p. 297-351.

SCLIPPA, Marie-Pierre. – La Mode des campagnes de l’évêché du Léon au XVIIIe siècle. In : LETHUILLIER, Jean-Pierre. – Les Costumes régionaux : entre mémoire et histoire. Rennes : PUR, 2009, p. 187-201 : ill. (Histoire).

[13] MANGON, Hervé. – Travaux, instruments et machines agricoles. Traité de génie rural, vol III. Paris : Dunod, 1875, p. 673-674 : ill.

[14] PÉRENNÈS, Henri. – Plougastel-Daoulas : notice à l’usage du pèlerin et du touriste. Quimper : s. n., 1940, p. 23-26 : ill.  https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/6fc1bec602ab1010bcb1045d074ba8e5.pdf

 La peinture religieuse

Félix Barret Pardon de Kerinou chapelle Bonne-Nouvelle costumes Lambézellec

Le Pardon de Kerinou

Cette huile sur toile montre un groupe de femmes et d’enfants réunis dans l’un des villages du bourg de Lambézellec, à Kerinou, où le deuxième dimanche de septembre se déroule le traditionnel pardon autour de la chapelle Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle [15]. Nous retrouvons sous différents angles les vêtements traditionnels étudiés précédemment à propos du Voyage dans le Finistère. Signalons aussi deux coiffes de cérémonie agrémentées de tulle, une collerette plissée, un fichu bordé d’un galon, des chaussures à boucle. Sur le personnage central, le large fichu ramené vers l’arrière laisse voir un corsage à passement rouge. Concernant le bébé, ses jambes sont enveloppées d’une chancelière maintenue par une longue ceinture.

Au paysage de Kerinou, qui est situé dans les terres, Félix Barret intègre un décor maritime eu égard aux familles de marins qui participent à ce rassemblement ab omni ævo [16]. Les pèlerins représentés invoquent Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle, protectrice des hommes partis en mer. Ce tableau a été peint en 1845 pour la chapelle Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle de Kerinou [17].

 

 

 Page en cours de rédaction. Suite dans quelques jours...


 

[15] Bulletin de la Société archéologique du Finistère, t. XXXI, 1904, p. 29.

[16] ' ab omni ævo ' = depuis toujours.  Bulletin diocésain d’histoire et d’archéologie, vol. XVI, 1916, p. 37. https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1916.pdf

[17] Service historique de la Défense, département Marine de Brest. – Fonds du médecin général Charles Laurent (1620-1987). 17 S 335.

 

Le costume de Lambézellec, Les costumes de Lambézellec, la coiffe de Lambézellec, les coiffes de Lambézellec, les coiffes de Brest, Les costumes de Brest,les coiffes bretonnes du bas Léon, les costumes bretons du bas Léon, chapeau,bonnet,corsage,jupe,fichu,tablier,bavette,chemise,gilet,veste,guetres,pantalon,bragou bras,bragou braz,penn bazh,penn bas,baton de marche,chancelière de bébé,sabots bretons,mode enfantine,mode bretonne,baguette de gardeuse de vaches gardeur,les lavandières de la nuit, ab omni oevo,Félix Barret peintre dessinateur brestois,peintre de Lambézellec,peinture de genre,Olivier Perrin,Henri Dubouchet,Augustin Nau, Emile Souvestre Finistère,bas Léon,basse Bretagne,bas Bretons, basses Bretonnes,le pays de Brest Lambézellec,Kerinou,Gouesnou, Saint-Renan,Quimper,XIXe siècle,années 1830, le pardon de Kerinou,église de Plougastel-Daoulas,  livre d’art, le mobilier breton,les meubles bretons,cheminée à cavets,manteau,jambage,foyer,piédroit,crémaillère,chaudron,marmite,trépied, objets ustensiles de cuisine,bande de cheminée en tissu,dalle de foyer,lit clos,banc coffre,bahut, ratelier à pain,claie garde-manger,échelle suspendue au plafond,égouttoir à lait caillé en jonc,intérieur de ferme bretonne,l’habitat breton,l’intérieur breton,chaumière,berceau à patins,buffet vaisselier,vaisselle,éteignoir,quenouille,fuseaux,battre une lame de faux,aiguiser,fete de la Saint-Jean,bénitier à godrons,cuiller,cuillère,écuelle en bois,

 

 

Posté par SPK-LBK à 21:23 - Commentaires [0] - Permalien [#]