Félix Barret peintre de Brest

13 mai 2019

 

 

 

 

 Paysan de Lambézellec affûtant un couteau       

Félix Barret,paysan de Lambézellec affutant couteau,cheminée chaudron bahut,photo retourww

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Félix Barret (1807-1888) est un artiste brestois de la période néo-classique, peintre de genre et portraitiste. Il est spécialisé dans les scènes de genre du bas Léon, aux environs de Lambézellec.

BIOGRAPHIE

Félix Barret naît le 31 août 1807 à Brest, côté de Recouvrance, dans une famille d’officiers de Marine. Sa mère est brestoise. Son père, né à Rochefort, fait partie d’une famille originaire de La Rochelle, établie à Brest au début du XIXe siècle.

En 1826 il s'inscrit à l’École des beaux-arts de Paris, dans l’atelier de François Gérard [1]. Vers 1832, après quelques années passées à Paris il revient à Brest où il pratique son art dans son atelier, au 16 rue de l'Eglise. Il se marie avec Hélène Jaffrézic en 1838 et s’installe rue du Château. Ses trois premiers enfants : Auguste, Marie et Georges naissent dans cette ville.

Vers 1846 Félix Barret s’établit à Quimper, rue des Boucheries ; il exerce comme professeur de dessin au collège de cette ville [2] (actuel collège La Tour d'Auvergne) où il succède aux peintres François Valentin et Olivier Perrin notamment. Durant cette période, naissent ses enfants Amélie et Édouard. Devenu veuf en 1850, il épouse en secondes noces Amélie Jaffrézic. Vers 1866 il quitte Quimper. Il retourne définitivement à Brest, il enseigne le dessin dans les écoles de la Ville [2b]. Il meurt le 25 novembre 1888.

[1] Ecoles spéciales de peinture et de sculpture de Paris. Archives nationales. MIC/AJ/52/234.

[2] PÉRENNÈS, H. – Notre-Dame de Kergoat : notice. Saint-Brieuc : René Prud’homme, 1928, p. 58.

[2b] HOMBRON, H. Catalogue des tableaux, dessins et gravures exposés dans les galeries du musée de la ville de Brest. Brest : Halégouet, 1882, p. 40.

EXPOSITIONS

Durant sa carrière, Félix Barret participe à quelques expositions à Paris et en province :

 

 

1830 : A Paris, exposition au musée du Luxembourg. Une marine. Etude de paysage avec une figure.

 

Au Salon du musée du Louvre :

 

1831 : Portrait de M***. Les fils de Rob-Roy, étude.

 

1835 : Paysans bretons assistant à l’office devant le porche de leur église, costumes du Finistère. Paysan bas breton.

 

1837 : Etude de jeune fille.

 

1848 : Enfant emporté par les anges. Paysan bas breton dans un cimetière.

 

1835 : A Valenciennes, expositiondes objets d'arts. Un paysan bas breton.

 

1843 et 1865 : A Saint-Brieuc, exposition régionale artistique.

 

1875 et 1884 : A Brest, exposition des beaux-arts dans les galeries de la Halle aux blés.

ŒUVRES ARTISTIQUES

Félix Barret dessine et peint des scènes de la vie rurale dans le bas Léon au XIXe siècle, ainsi que des portraits et des tableaux d’église.

La vie rurale dans le Finistère 

Pour étudier les œuvres de Félix Barret dans la catégorie des scènes de genre, nous observerons l’ensemble des dessins qu’il a effectués pour la publication d’un livre. En effet, l’écrivain breton régionaliste Souvestre fait appel à plusieurs dessinateurs afin d’orner son ouvrage Voyage dans le Finistère [3]. Avec Augustin Nau, Félix Barret en est le principal contributeur ; il illustre surtout la deuxième partie, Le Finistère en 1836, éditée en 1838, où il représente la vie quotidienne des villageois de cette époque. Ses dessins, qui prédominent dans le chapitre dédié aux mœurs et usages, sont lithographiés à Brest par les imprimeurs Come et Bonetbeau.

Liste des dessins de Félix Barret dans le Voyage dans le Finistère :

Partie 1 : Les lavandières de nuit (superstition bretonne).

Partie 2 Le Finistère en 1836 : Hospitalité bretonne, Petite paysanne des environs de Brest, Eglise de Plougastel, Prière au cimetièreLe feu de la St Jean dans le Finistère, Une famille de paysans (D’après O. Perrin), Intérieur et ameublement d’une ferme, Les enfants de la ferme.

A partir de cette iconographie nous étudierons successivement l’habitat et l’habillement des villageois du Finistère. Implicitement nous évoquerons quelques coutumes : vie domestique et champêtre, traditions. A deux exceptions près, les personnes décrites sont des paysans de villages et de fermes de Lambézellec où Félix Barret se rend à pied lors de ses promenades. Plus précisément nous les localisons vers Kerinou, lieu propice aux excursions aux portes de Brest.

[3] CAMBRY. – Voyage dans le Finistère, par Cambry, revu et augmenté par Émile Souvestre ; orné de lithographies, partie 1. Brest : Come et Bonetbeau, 1835, 251 p. : ill.

SOUVESTRE, Émile. – Le Finistère en 1836, orné de lithographies. CAMBRY. Voyage dans le Finistère, revu et augmenté par Émile Souvestre ; orné de lithographies, partie 2. Brest : Come et Bonetbeau, 1838, 252 p. : ill.

SOUVESTRE, Émile. – Le Finistère en 1836. Paris : Le Livre d’histoire-Lorisse, 2004, 252 p. : ill. (Monographies des villes et villages de France ; 2084). Fac-sim.

L’habitat

Hospitalité bretonne. Ce dessin est placé à la suite de la page de titre. Le peintre brestois Félix Barret est invité chez une famille de paysans de Lambézellec ;

Félix Barret Hospitalité bretonne Lambézellec Brest mobilier breton costumes musée quimper

sa boîte de couleurs, sa palette et son bâton de marche posés par terre, il trinque avec son hôte. Les deux hommes tiennent un verre dans une main, une pipe dans l’autre. Cette scène nous permet d’observer l’intérieur d’une habitation paysanne au XIXe siècle, aménagée dans une chaumière ancienne [4]. L’unique pièce de la maison, au sol de terre battue peu plan, aux murs de pierres et de briques enduits, est organisée de part et d’autre de la cheminée. Celle-ci occupe la majeure partie du mur pignon. Il s’agit ici d’une cheminée à corbeaux dont la dalle de foyer est de dimension imposante. En bordure de l’âtre, les piédroits ont la particularité d’être creusés en large cavet. Une crémaillère et un grand chaudron à anses, sur un trépied, sont placés en permanence dans le foyer. A l’avant du manteau est fixée une planche formant une étagère sur laquelle on distingue un bougeoir et une lanterne avec un godet servant à récupérer les bouts de chandelles ; un éteignoir est posé à proximité. Un siège qui s’apparente à une table basse a été aménagé en empiétement sur la dalle du foyer [5].

D’un côté de la cheminée est placé un lit clos flanqué d’un banc coffre à accotoirs. De l’autre côté, près de la fenêtre, se trouve la cuisine. Dans la partie cuisine, la maîtresse de maison est en train de couper du pain sur le bahut qui sert de table. Derrière la miche on aperçoit une bouteille. Outre le bahut, le mobilier de la cuisine comporte un petit vaisselier ainsi qu’un coffre qui permet notamment de s’asseoir pour prendre les repas. Sur le siège sont rangés un moulin à sel ainsi qu’une boîte à sel avec une cuiller accrochée au mur. Une petite niche à linteau taillé en accolade, et un crucifix orné d’un brin de buis bénit sont visibles près de la fenêtre ; celle-ci est dormante et pourvue de quatre petits volets intérieurs. Deux ustensiles sont suspendus à la charpente : un égouttoir à lait caillé ou un tamis en ajonc, et une claie à pain [6]. Au premier plan, vis-à-vis de la cheminée est installé un berceau – nous le décrirons dans le cadre des Enfants de la ferme. Un détail de ce dessin a inspiré le décorateur d’une assiette en faïence que le Musée départemental breton de Quimper conserve dans ses collections.

Félix Barret Les Enfants de la ferme Lambézellec Brest mobilier costume breton musée quimper

Les enfants de la ferme. Nous voyons ici une reprise de la chaumière de l’Hospitalité bretonne. Le meuble mis en avant est le berceau. Il s’agit d’un berceau à patins, de facture peu ancienne, à montants cannelés prolongés en fuseaux que la fillette utilise pour bercer le bébé. Ce petit lit est muni d’anses latérales et également d’ajours pour passer des sangles, celles-ci permettant de parer aux risques dus à l’irrégularité du sol. Le bébé est couché sur un épais matelas de balle d’avoine garni d’un oreiller. Son frère joue avec une baguette de gardeur de vaches.

Du côté opposé au coffre et au lit clos, on remarque deux meubles : une chauffeuse avec accotoirs, au lieu d’un siège empiétant sur la dalle de foyer, et un buffet vaisselier dont un pied est soutenu par une cale. Cette estampe a été choisie pour clore la série des illustrations du Voyage dans le Finistère. Félix Barret Intérieur et ameublement d'une ferme Lambézellec mobilier breton musée quimper

Intérieur et ameublement d’une ferme. Les fermiers ont modernisé l’élément central de la chaumière, à savoir la cheminée. Elle est garnie d’un habillage neuf en bois stylisé : manteau taillé en courbe vers la droite, jambage sculpté en pilastres de style néo-classique. Les éléments de cet habillage sont bien visibles sur quelques tableaux peints par Félix Barret. Le manteau, bruni par la fumée, est couvert d’une bande de cheminée en toile. Des assiettes sont alignées sur un vaisselier formé de deux barreaux à l’avant du manteau. L’âtre est dépourvu de chaudron et de crémaillère, ceux-ci étant remplacés par une marmite sur un trépied. Dans la partie cuisine se tiennent un buffet vaisselier ainsi qu’une huche, qui n’est pas encore noircie par la suie des chandelles et de la cheminée [7]. Le lit clos comporte des panneaux de bois ciselés et ajourés ; un pot à anse est placé sur sa corniche. Deux meubles bas longent ce lit : un coffre soutenu par une cale, et un siège empiétant sur la dalle du foyer.

Hospitalité bretonne, Intérieur et ameublement d’une ferme et Les enfants de la ferme : ces trois descriptions d’intérieurs nous apportent une connaissance détaillée de la vie domestique des paysans de la contrée de Lambézellec. Les dessins suivants portent sur des scènes d’extérieur.

[4] « Les fermes bretonnes sont presque toutes construites en pierraille et en bois; les toits sont couverts de paille, et la nature les rend fleuries comme des jardins suspendus. Les pignons sont souvent adossés à des buttes de terre, pour y chercher un abri contre les vents violents, et la chaumière elle-même est souvent placée dans les lieux les plus bas ou dissimulée derrière les feuilles des bois. Pour entrer dans les maisons, il arrive plus souvent de descendre une marche que de la monter. L'intérieur, mal aéré, se compose d'une seule pièce au rez de chaussée, avec la terre battue pour plancher: c'est à la fois la salle à manger, la cuisine et la chambre à coucher de toute la famille. Le plafond est formé de grosses poutres transversales à peine équarries et de fascines de noisetiers encore recouvertes de leurs feuilles; les murs, blanchis au lait de chaux, sont percés, sur un des côtés seulement de la maison, d’une croisée partagée en quatre petits carreaux sur un châssis dormant », DUBOUCHET, H. et G. – Zig-zags en Bretagne, 2e partie. Paris : P. Lethielleux, 1894, p. 212 : ill. http://www.artyuiop.fr/artyuiop/artyuiop_pinacotheque.html

[5] BOSC, Ernest. – Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s’y rattachent. Paris : Firmin-Didot, 1877. 4 t. : ill.

PÉROUSE DE MONTCLOS, Jean-Marie. – Architecture : description et vocabulaire méthodiques. Paris : Patrimoine, Centre des monuments nationaux, 2011, p. 374-380 : ill. (Principes d’analyse scientifique).

[6] « Etait suspendue horizontalement au plancher une échelle soutenant plusieurs pains, quelques liasses d'oignons et autres objets nécessaires au ménage », DE RIZAN, A. – L’Hospitalité bretonne : esquisse de voyage. In : Contes et nouvelles bretonnes. Rennes :  Blin, 1836, p. 221-252.

« Au plafond, deux perches suspendues à des cordes, pour recevoir les pains ou les galettes de blé noir et un quartier de porc salé. Il n'est pas rare de voir la volaille se jucher sur une claie suspendue près de l'âtre », DUBOUCHET, H. et G. –  Zig-zags en Bretagne, 2e partie. Paris : P. Lethielleux, 1894, p. 213 : ill.  http://www.artyuiop.fr/artyuiop/artyuiop_pinacotheque.html

[7] FRÉLAUT, Bertrand. – Il y a un siècle… la Bretagne : la vie quotidienne des Bretons. [Rennes] : Ouest-France, 2003, p. 70-81 : ill. http://celtitudemania.pagesperso-orange.fr/wa_files/La_20Maison_20Le_20Mobilier.pdf

 Les vêtementsFélix Barret Petite Paysanne des environs de Brest Lambézellec costume breton

Petite paysanne des environs de Brest. En regard de la page qui décrit le bourg de Lambézellec, ce dessin nous montre une fillette assise dans un pré au bord de l’eau. En compagnie de son chien, elle garde des vaches – tâche couramment confiée aux enfants. Sa baguette de gardeuse gît au premier plan. La petite fille a emporté une cuiller et une écuelle en bois. Ce portrait nous permet d’aborder l’étude des costumes revêtus par les habitantes des villages et hameaux de Lambézellec, tels que Kerinou. La jeune paysanne porte une coiffe à pans larges se terminant en pointe. La passe est plissée en deux parties, avec un petit repli transversal rabattu vers la droite. Le fond, cousu à l’arrière, est allongé et attaché au chignon par deux cordons enroulés et noués. Cette villageoise est habillée d’une longue jupe et d’un corsage à encolure en pointe et à manches longues passé sur une chemise, également à manches longues [8]. Ses épaules sont revêtues entièrement d'un large fichu gansé. Celui-ci est couvert sur le devant par un long tablier dont la bavette à revers est maintenue par deux épingles. Le tablier est froncé à la taille, avec une poche appliquée sur le côté. Cette enfant est pieds nus.

Nous avons ici une petite variante de l’habillement de la fillette des Enfants de la ferme dont le tablier diffère par une bavette plus large ornée d’un grand revers. Quant aux dames, elles figurent sans tablier sur deux estampes : Intérieur et ameublement d’une ferme et Hospitalité bretonne. Sur cette dernière image nous observons d’autre part que la maîtresse de maison a une tenue vestimentaire moins typique : un caraco à la place du grand fichu, et une coiffe à ailes retroussées sur le sommet de la tête. Ces nuances sont liées aux origines géographiques de la personne ou de ses parents, en l’occurrence ces variantes sont dues à l’influence des modes traditionnelles des villages voisins essaimés entre Gouesnou et l'estuaire de l'Élorn [9]. D'autres œuvres de Barret nous enseignent que le corsage peut aussi être confectionné sans manches. Les chaussures à boucle de la dame de l’Intérieur et ameublement d’une ferme sont rangées sous un coffre. Ajoutons que la fillette des Enfants de la ferme a une petite croix en pendentif, comme la dame de l’Hospitalité bretonne.

[8] « Les robes sont rares en Bretagne. On en signale parfois aux alentours de Pontivy », GONIDEC, Jean-Pierre. – Coiffes et costumes des Bretons : comprendre les évolutions. Spézet : Coop Breizh, 2005, p. 94 (Les Indispensables).

SCLIPPA, Marie-Pierre. – La Mode des campagnes de l’évêché du Léon au XVIIIe siècle. In : LETHUILLIER, Jean-Pierre. – Les Costumes régionaux : entre mémoire et histoire. Rennes : PUR, 2009, p. 187-201 : ill. (Histoire).

Service historique de la Défense, département Marine de Brest. – Fonds du médecin général Charles Laurent (1620-1987) : dossier Costumes et coiffes bretons. 17 S 335.

[9] GUESDON, Yann. – Coiffes de Bretagne. Spézet : Coop Breizh, 2014, p. 180 : ill. Voir aussi note 18.

 

Félix Barret Feu de la Saint-Jean Finistère Brest Lambézellec costumes bretons

Le feu de la St Jean dans le Finistère. Devant une croix sculptée en haut d’un menhir, les villageois se réunissent autour d’un feu de joie le 23 juin, veille de la Saint-Jean. Félix Barret nous montre ici une synthèse des vêtements ruraux de Lambézellec. Une jeune fille porte le costume traditionnel que nous avons étudié ci-dessus, elle a retroussé son tablier pour s’agenouiller. Plusieurs hommes de différentes générations participent à la veillée. A l’occasion de cette fête ils ont ôté leur couvre-chef. Ils apparaissent avec les mêmes vêtements que le maître de maison de l’Hospitalité bretonne : une chemise à col droit et à manches longues froncées, un gilet long à encolure ronde avec double boutonnage et resserré par une ceinture de cuir. Ils portent aussi une ample culotte bouffante à taille basse, fermée par un boutonnage et lacée sous le genou. La culotte bouffante est pourvue de poches, elle se met sans ceinture. Les longues guêtres, qui descendent jusqu’au cou-de-pied, sont maintenues par quatre boutons sur le côté. Ces hommes sont chaussés de sabots. Seul le plus âgé a endossé une veste (les vestes se portant ouvertes), il a déposé sur le sol son chapeau de paille – de forme comparable à celle des chapeaux de cuir que nous décrivons ci-dessous –, il s’appuie sur un bâton de marche à bout arrondi.

Sur ces estampes, nous remarquons que le plus jeune est vêtu différemment : un gilet court à encolure ronde, avec double boutonnage ; une chemise à col pointu, à poignets à revers, col  ; un pantalon à taille basse, s’arrêtant au-dessus de la cheville, avec poches et braguette boutonnée. Dans l'Hospitalité bretonne et Les enfants de la ferme le garçon le plus jeune est figuré de la même façon ; il paraît en outre pieds nus, coiffé d’un chapeau de paille. Chez Les enfants de la ferme un sabot apparaît sous le buffet. Quant au bébé, il est coiffé d'un petit bonnet à trois pièces.

De son côté, l’homme de l’Intérieur et ameublement d’une ferme a relegué le traditionnel chapeau de cuir [10] pour un bonnet long à pans cachant les oreilles. Au lieu de sabots, il est chaussé de souliers. Il est habillé à la manière des jeunes gens décrits dans le paragraphe ci-dessus.

[10] « Le chapeau traditionnel était confectionné exclusivement en peau de loutre ou de castor », LE BEC, Bernard. – Les Boucles de chapeaux léonards. Mémoire de Lambézellec, 15, oct-nov-déc 1998, p. 7-8.

« Il y a seulement un quart de siècle, on pouvait croire assuré, dans ces cantons, le maintien de la tradition vestimentaire, du « chapeau de castor », remplaçable en été par un chapeau de paille également rond », DUPOUY, Auguste. – Costumes bretons. Paris : Alpina, 1951, p. 14 (La France illustrée). http://bibliotheque.idbe-bzh.org/data/cle_54/Costumes_Bretons_.pdf

 

Félix Barret Finistère Prière au cimetière costumes bretons coiffes Lambézellec

Prière au cimetière.

A l’occasion de la Toussaint un couple de Lambézelléens se rend à Châteaulin ; ils se trouvent aux abords de la chapelle Notre-Dame. Nous voyons ici une autre variante du costume rural de Lambézellec : une tenue de cérémonie. L’homme a revêtu une veste à basques, il tient à la main un chapeau de cuir [11] de forme convexe à bords larges ; la jeune femme a recouvert sa coiffe d’un voile retenu par deux brides croisées. Elle égrène un chapelet, comme la villageoise du Feu de la St Jean dans le Finistère. Sur l'estampe, la vue est retournée de gauche à droite.

[11] Voir supra note [10].

 

 

 

 

Félix Barret Finistère Lambézellec Brest Les Lavandières de nuit costume breton

 

 

Les lavandières de nuit (superstition bretonne). Par une nuit de pleine lune, des revenantes affublées de draps de leur lavoir et armées d’un battoir à linge se saisissent d'un innocent. La statue de saint Pierre tenant la clef du Paradis veille auprès de lui. Les habits de la victime sont similaires à ceux du jeune homme de Lambézellec décrit sur le dessin précédent. Son chapeau, en peau de castor ou de loutre [12], est tombé à terre. Félix Barret peint aussi d’autres costumes des alentours de Lambézellec, nous les verrons ultérieurement dans Le Pardon de Kerinou

[12] Voir supra note [10].

Les scènes suivantes nous montrent des habitants de deux autres contrées du Finistère.

Félix Barret Finistère Une Famille de paysans Olivier Perrin costumes quenouille musée quimperUne famille de paysans. (D’après O. Perrin).

Il s’agit d’une famille de Quimper réunie devant un manoir, au début du XIXe siècle. La grand-mère tient un fuseau ainsi qu’une quenouille garnie de laine cardée qu’elle filera pour confectionner des lainages destinés à son petit-fils. La jeune femme lui montre le bonnet à brides de son bébé, elle est pieds nus. Son mari s’est assis à l’ombre, par terre, afin de rebattre une lame de faux avec son marteau [13]. Il s'est muni d’une petite boîte qu’il remplira d’eau pour tremper sa pierre à aiguiser. Il arbore un costume de propriétaire et des galoches ferrées. Son chapeau de cuir [14] ressemble à celui des Bretons du bas Léon. Son havresac et son bâton de marche figurent à sa droite.

[13] MANGON, Hervé. – Travaux, instruments et machines agricoles. Traité de génie rural, vol III. Paris : Dunod, 1875, p. 673-674 : ill.

[14] Voir supra note [10].

 

Félix Barret ancienne Eglise de Plougastel-Daoulas costumes bénitier à godrons

 

Eglise de Plougastel. Une villageoise de Plougastel-Daoulas accompagnée de ses deux enfants se rendent à l’ancienne église où elles entrent par le portail sud [15]. Elles sont reconnaissables à leur coiffe à longues barbes. Le jeune mendiant qui se tient près d’elles porte notamment un bonnet long, un mouchoir de cou, une veste et des souliers. Le trumeau du portail est orné d’une statue de la Vierge à l’Enfant. Cette œuvre surmonte un bénitier à godrons et à cannelures, comportant une figure sculptée.

[15] PÉRENNÈS, Henri. – Plougastel-Daoulas : notice à l’usage du pèlerin et du touriste. Langonnet : impr. Orphelinat, 1941, p. 23-26 : ill.  https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/6fc1bec602ab1010bcb1045d074ba8e5.pdf 

 

 

 

 

 Félix Barret réalise de nombreux dessins et tableaux dans la campagne de Kerinou et de Lambézellec, lieu de promenade habituel des Brestois. Grâce à ses qualités d’observation, il recueille un ensemble d’informations ethnographiques précises sur la vie quotidienne dans les années 1830. A la différence de Félix Barret, les artistes et voyageurs décrivent diverses contrées du Finistère hormis le pays vallonné et verdoyant du bas Léon, trop proche de la ville portuaire et de sa rade célèbre. Nous pouvons toutefois citer une œuvre de l’un de ses contemporains, Michel Le Tendre, qui a dessiné une Laitière des environs de Brest à Lambézellec en 1831. Parallèlement, Prosper Saint Germain représente une paysanne lambézellécoise, sur son estampe Coiffures bretonnes [16]. Ajoutons que, dans le domaine de la peinture de genre, Félix Barret est influencé par Olivier Perrin (1761-1832). Le dessinateur et graveur Henri Dubouchet (1833-1909) lui succède en publiant Zig-zags en Bretagne. 

[16] Le personnage en bas à gauche du dessin. DE COURCY, Alfred. –  Les Français peints par eux-mêmes, encyclopédie morale du dix-neuvième siècle : province, vol. 8, t. 3. Paris : Curmer, 1842, p. 1 : ill.

Voir aussi sur le dessin Têtes bretonnes. DE COURCY, Alfred. – Le Breton. [s.l.] : éd. du Bastion, 2000, p. titre : ill. Fac-sim éd. 1842.

 

 La peinture religieuse

Félix Barret Pardon de Kerinou chapelle Bonne-Nouvelle costumes Lambézellec

Félix Barret exécute plusieurs œuvres pour des églises du Léon, de la Cornouaille et de la région parisienne. Pour en faire la description nous les disposons par localité.

Brest

L’Apparition de la Vierge à saint Dominique. A l'église des Carmes [17].

Kerinou

Le Pardon de Kerinou. Ce tableau montre un groupe de femmes et d’enfants réunis dans l’un des villages du bourg de Lambézellec, à Kerinou, où le deuxième dimanche de septembre se déroule le traditionnel pardon autour de la chapelle Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle [18]. Nous retrouvons sous différents angles les vêtements traditionnels étudiés dans le chapitre précédent à propos du Voyage dans le Finistère. On remarque en outre deux capelines de Kerhorres [19], un fichu bordé d’un galon, des chaussures à boucle. Signalons aussi une collerette plissée et deux coiffes agrémentées de tulle portées par les dames du manoir. Sur le personnage central, le large fichu ramené vers l’arrière laisse voir un corsage à passement rouge. Concernant le bébé, ses jambes sont enveloppées d’une chancelière maintenue par une longue ceinture. Le jeune homme tient un cierge ; par terre est posée une lampe à huile.

Au paysage de Kerinou, qui est situé dans les terres, Félix Barret intègre un décor maritime eu égard aux familles de marins qui participent à ce rassemblement ab omni ævo [20]. Les pèlerins représentés invoquent Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle, protectrice des hommes partis en mer et dont on attend le retour. Cette toile est peinte en 1845 pour la chapelle Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle de Kerinou où elle est accrochée au-dessus de la porte [20].

[17] Revue historique de l'Ouest : paraissant tous les deux mois, t. V : Documents, 5e année, 1889, p. 21.

[18] Bulletin de la Société archéologique du Finistère, t. XXXI, 1904, p. 29.

[19] « A Kerhuon, les femmes se protégeaient avec une capeline pointue », GUESDON, Yann. – Coiffes de Bretagne. Spézet : Coop Breizh, 2014, p. 190.

« Femmes portant l’ancienne coiffe de Lambézellec ou la coiffe noire des Kerhorres », YONI, Émile. – La Chapelle Notre Dame de Bonne Nouvelle de Kerinou. Mémoire de Lambézellec, 19, oct-nov-déc 1999, p. 19 : ill.

[20] ab omni æv = de tout temps.  Bulletin diocésain d’histoire et d’archéologie, vol. XVI, 1916, p. 37. https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1916.pdf

Le sculpteur Eugène QUENTRIC représentera également la mer sur le monument aux morts de Lambézellec, inauguré en 1938.

[21] CLOAREC, Annick. – La Chapelle de Kerinou. Mémoire de Lambézellec, 60, avril-mai-juin 2010, p. 12-13 : ill.

 

Plabennec

A l’église Saint-Ténénan, sur le retable de la chapelle latérale nord : L’Ange gardien, archange Raphaël, peint par Félix Barret.

 

Félix Barret église Tréflévénez archange Raphael ange gardien Tobie penn bazh

Tréflévénez

L’Ange gardien. Le titre Angelo custodi est inscrit sur l’arrondi du tableau (1850), qui fait partie du retable de la chapelle latérale nord de l’église Saint-Pierre. L’archange Raphaël protège et conduit le jeune Tobie en Médie après avoir délivré Sarra du démon Asmodée. L’artiste a placé près de l’enfant un bâton de marche breton, élément pittoresque dans cet épisode biblique [22].

Ave Maria gratia plena : ce tableau du retable de la chapelle latérale sud figure la Vierge à l’Enfant ; Jésus tient un rosaire dans ses mains [22b].

 

 

[22] Livre de Tobie, 3,16-17 et 5,1-23.

CASTEL, Yves-Pascal. – Les Anges dans nos églises = An Êlez en on Ilizou. Minihi Levenez, 71-72, 2001, p. 21 : ill. https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/f65088926f1acf7385feac2d33bda3c5.pdf

DE BEAULIEU, François. – Anges, archanges et chérubins. Rennes : Ouest-France, 2007, p. 50-52 : ill. (La Collection). Photos Hervé RONNÉ.

[22b] C., Y.-P. – Découverte de la Bretagne. Le Courrier du Léon et du Tréguier, 2307, 9 février 1991, p. 22 : ill.

 

Félix Barret église de Saint-Servais Sacré Coeur Finistère

 

Saint-Servais

Le Sacré Coeur. Sacratissimum Cor Jesu. Dans l’église Saint-Servais, « à gauche du chœur, une toile de Félix Barret, datée de 1824, représente le Sacré Cœur du Christ, auréolé de la lumière divine » [23]. Le Christ est figuré dans un édifice de style néo-classique, devant une colonne dont la base est ornée de feuilles sculptées en bas-relief.

[23] Keleier Sant Servez = Échos de Saint-Servais : bulletin municipal, 70, juin 2013, p. 24.

 

 

 

 

 

Félix Barret copie Quéménéven Notre-Dame-de-Kergoat Donation du rosaire 1847

 Quéménéven

Dans son atelier de Quimper, Barret achève en 1847 la copie de deux tableaux de retable réalisés par François Valentin [24] au XVIIIe siècle pour la chapelle Notre-Dame de Kergoat à Quéménéven. La Donation du rosaire : au-dessus de l’autel latéral sud, « le tableau représente la remise du Rosaire par la Vierge Marie tenant son enfant, à saint Dominique, en présence de sainte Catherine de Sienne [25]. » Les personnages figurent avec leurs attributs habituels. Pour saint Dominique : deux livres, un globe terrestre et un chien avec une torche allumée. Pour sainte Catherine : une couronne d’épines et un lys [26].

L'Extrême-onction. Œuvre placée au-dessus de l’autel latéral nord  : une paroissienne reçoit le sacrement des malades [27].

[24] PÉRENNÈS, H. – Notre-Dame de Kergoat : notice. Saint-Brieuc : René Prud’homme, 1928, p. 20, 58-65. https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/cf7c0229aee151f69ccdfe31f1ccdd37.pdf

[25] LECLERC, Guy. – Châteaulin : chapelle Notre-Dame. Bulletin de la Société archéologique du Finistère, vol 122, 1993, p. 188.

[26] RÉAU, Louis. – Iconographie des saints. Iconographie de l’art chrétien, t. III. Paris : PUF, 1958, p. 273-274, 392. 

[27] PÉRENNÈS, H. – Notre-Dame de Kergoat : notice. Saint-Brieuc : René Prud’homme, 1928, p. 58. https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/cf7c0229aee151f69ccdfe31f1ccdd37.pdf

 

Félix Barret,Concarneau chapelle de la Croix,Vierge apparaissant à des naufragés

Concarneau

La Vierge apparaissant à des naufragés.

Cette œuvre dont le titre inscrit "Ave, maris stella" fait référence à un cantique de marins, peut être l’expression d’un ex-voto. Elle est peinte en 1841 et exposée dans la chapelle de la Croix – dédiée à Notre-Dame-de-Bon-Secours, protectrice des marins en péril. La cloche de cette chapelle « est utilisée par temps de brume pour guider les navires dans la passe d'entrée » [28]. Nous voyons des naufragés regagner la côte, de nuit, à bord d’un radeau construit autour du mât de leur bateau sombré. La jeune femme présente son bébé à Notre-Dame ; les hommes regardent dans la même direction, ils s’appuient sur des caisses. L'un d'eux porte un scapulaire [29].

[28] CORDIER, Jean-Yves. – La Chapelle de N.D. de la Croix à Concarneau. 2014. http://www.lavieb-aile.com/article-la-chapelle-de-notre-dame-de-bon-secours-a-concarneau-29-122468943.html

[29] VENNEGUES, Sylvie. – Volé en 1985 le tableau devrait bientôt retrouver sa chapelle. Le Télégramme, 7 déc 1998.

« Extrême rareté des tableaux votifs ; dans l’état actuel des recherches, on en connaît cinq en Cornouaille », SAMSON, Daniel. – Les Ex-voto marins de Cornouaille. Bulletin de la Société archéologique du Finistère, t. CI, 383, 1973, p. 382-383 : ill. 

Loperhet

La Résurrection de Lazare. Il s'agit d'un tableau réalisé dans les années 1820 pour l’église Sainte-Brigitte. « L'ancien édifice comportait trois autels : Le maître-autel. Du côté de l'Epître, l'autel de Saint-Lazare, appelé en breton oter Lazar. Il était surmonté d'une toile representant la résurrection de Lazare. Du côté de l'Evangile, l'autel du Rosaire » [30].

Le Rosaire. « De Plougastel pour se rendre à Daoulas on suit une route extrêmement difficile, elle est montueuse et très pittoresque jusqu’au bourg de Loperhet, réunion de quelques maisons cachées dans la verdure, qui possède une très jolie église dans laquelle se remarquent deux tableaux d’un jeune artiste breton, Mr Barret » [31].

[30] PÉRENNÈS, H. – Notices sur les paroisses du diocèse de Quimper et de Léon. Bulletin diocésain d'histoire et d'archéologie, 1929, p. 60. https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/f99b50b014e42059d08cd3c71bf5d9f3.pdf

[31] BROUSMICHE, J.-F. – Voyage dans le Finistère en 1829, 1830 et 1831, t. 1. Quimper : Morvran, 1977, p. 56.

Le Bourget

En 1831 Félix Barret compose un ensemble de sept œuvres pour l’église Saint-Nicolas du Bourget, village situé à une dizaine de kilomètres au nord de Paris. Dans cet édifice de plan longitudinal les tableaux se répartissent de la façon suivante [32] :

Côté gauche : Sainte Thérèse (copie d’après François Gérard) ; Saint Louis.

Côté droit : Sainte Thérèse ; Saint Dominique ; Saint Joseph.

Tribune : Sainte Christine ; Saint François de Sales et Mme de Chantal.

[32] Direction des travaux.  Inventaire général des œuvres d'art décorant les édifices du département de la Seine, dressé par le service des beaux-arts, t. 1 : Arrondissement de Saint-Denis. Paris : A. Chaix, 1879, p. 154-155.

 Les portraits

Félix Barret Portrait présumé de madame de Kergariou 1839 Finistère

 

En 1826 Félix Barret réalise un Portrait du peintre Gros, dans sa jeunesse d'après François Gérard. Au salon de 1831 il expose son étude Les Fils de Rob Roy Robert Campbell, dit Rob Roy MacGregor, fut un individu des montagnes d’Écosse devenu légendaire et source d'inspiration chez des artistes tels que Walter Scott et Hector Berlioz.

Portrait présumé de madame de Kergariou

Ce portrait à mi-corps nous permet d’observer l’habillement d’une provinciale en 1839. Le corsage, de couleur sombre, est cintré et fermé par une broche. Les manches, plissées, sont évasées au niveau de l’avant-bras puis resserrées par un poignet boutonné. Ce dernier est bordé d’un galon de broderie blanche ajourée et festonnée. Un col arrondi, garni de broderies et d’une ruche de tulle, allège l’aspect de ce  vêtement. La coiffure, sobre et stricte, comporte deux rouleaux verticaux avec un ornement de fleurs blanches sur le côté.

 

Félix Barret Mgr de La Romagère soulageant les cholériques de Paimpol en 1832

 

 

Monseigneur Le Groing de la Romagère, évêque de Saint-Brieuc, soulageant les cholériques de Paimpol en 1832

Sur cette estampe datant de 1843 nous voyons le personnage aguerri, assisté de deux prêtres, auprès de victimes de l’épidémie de choléra. Les malades alités sur des civières se trouvent sur le port de Paimpol. « Mgr Le Groing de La Romagère, alors évêque de Saint-Brieuc, ne craignait pas la mort : le saint vieillard se souvenait de l'avoir vue de près lors de sa cruelle captivité sur les pontons de Rochefort, et d'ailleurs il espérait que ses prières désarmeraient la colère divine. Son attente ne fut pas déçue : ranimé par son exemple et par son noble dévouement, chacun redoubla de zèle et le fléau fut vaincu » [33]. En 2012, ce dessin sera repris et mis en couleur pour illustrer la couverture de l'édition des Mémoires du chanoine Le Sage.

Portrait du peintre Gros dans sa jeunesse d'après Gérard, Portrait de Benjamin Franklin d’après Duplessis, Lettres de France en 1871, ainsi qu’un lot de dessins à la pierre noire rehaussée de blanc, rejoignent les galeries du musée des Beaux-Arts de Brest dans les années 1880 [34].

 

[33] JOLLIVET, Benjamin. – Les Côtes-du-Nord : histoire et géographie de toutes les villes et communes du département, t. I. Guingamp : Jollivet, 1854, p. 269.

[34] HOMBRON, H. – Catalogue des tableaux, dessins et gravures exposés dans les galeries du musée de la ville de Brest. Brest : Halégouet, 1882, p. 40-41, p. 8 (3e suppl), p. 10 (3e suppl).

BELLEUDY, Jules. – J .-S. Duplessis peintre du roi : 1725-1802. Avignon : Académie de Vaucluse, 1913, p. 332.

Musée de Brest. – Renaissance du Musée de Brest : acquisitions récentes : exposition Paris, musée du Louvre, aile de Flore, département des peintures, 25 oct 1974 - 27 janv 1975. [Paris : musée du Louvre], 1974, p. 50, 59, 60 : ill.

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Félix Barret Les Lavandières de nuit 1877 costumes de Lambézellec Brest Léon

 Félix Barret. Les Lavandières de nuit, 1877.

 

 

 

 

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